La crise des réfugiés a mis de nombreuses villes européennes sous pression. Avez-vous noté un mouvement de refus pour les accueillir ?

Non. Le discours des élus locaux est différent de celui des nationaux. Ils disent "nous, on veut bien, mais on ne sait pas comment faire". Ils sont très pragmatiques et demandent simplement des moyens, car ils doivent gérer dans l'urgence et ils ne disposent pas des fonds nécessaires pour l'aménagement de logements, le recrutement d'enseignants, de travailleurs sociaux…