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19.01.2017
  • Mouvements au Parlement européen
  • Brexit
  • institutions
  • nominations

Mi-mandat au Parlement européen

UE Le Parlement européen glisse à droite – Pour faire élire Antonio Tajani, le parti populaire européen est allé chercher les voix des libéraux et des conservateurs britanniques et polonais. Une défaite pour les socialistes, mais qui en réjouit certains, puisqu’ils récupèrent leur liberté. Lire notre article.

UE Les vice-présidents ont été élus sans accroc – Malgré la guerre ouverte entre la gauche et la droite autour de l’élection du président du Parlement, les scrutins pour celle des 14 vice-présidents se sont déroulés dans un climat de consensus. Vice-présidents issus du PPE : Mairead McGuinness, Rainer Wieland, Ramón Luis Valcarcel Siso, Ildiko Gall-Pelcz ; du S&D : Boguslaw Liberadzki, David-Maria Sassoli, Sylvie Guillaume, Evelyne Gebhardt, Ioan Mircea Pascu ; du CRE: Ryszard Czarnecki ; de l’ADLE: Pavel Telicka, Alexander Graf Lambsdorff ; des Verts: Ulrike Lunacek ; de la GUE : Dimitrios Papadimoulis.

UE Élisabeth Morin-Chartier conserve son poste de questeurLa députée LR a été réélue sans difficulté, avec 459 voix. Ses quatre homologues sont : Andrey Kovatchev (PPE, Bulgarie) ; Vladimir Manka (S&D, Slovaque) ; Catherine Bearder (ADLE, UK) et Karol Karski (ECR, PL). Les questeurs sont responsables de la gestion financière et de l’administration du Parlement.

UE Les députés doivent encore valider la composition des commissions parlementaires – Le 19 janvier, le Parlement européen validera la liste des membres de chaque commission parlementaire (voir ici pour connaître le nombre de députés dans chacune d’elles). Les présidents et vice-présidents seront élus lors de la première réunion de chaque commission.

Brexit

UE La Commission se félicite officiellement et officieusement des clarifications de May – « Dès que le Royaume-Uni aura activé l’article 50, débutera une négociation inédite qui devrait aboutir en deux ans […] et dont les conséquences seront considérables pour ce pays, pour ses 27 partenaires et pour l’Union », a déclaré Jean-Claude Juncker, au lendemain du discours de la Première ministre britannique (relire notre article). « Pour ma part, je ferai tout pour que cette négociation aboutisse à une solution équilibrée dans le respect intégral de nos règles. » « Le Brexit dur est une très bonne chose », explique une source haut placée à la Commission. « C’est ce que nous attendions de May ». « Le Royaume-Uni est un pays à part. Il ne peut s’intégrer à l’UE », ajoute-t-elle. La négociation portera sur « un statut à part qui sera plus proche de celui de la Suisse que de celui de la Norvège, mais différent. » « Par ailleurs, d’ici la fin de l’année, l’UE sera face à un défi : continuer à avancer à 27 ou à 19. Cela va se décider sur la solidarité. »

Dans le hub Brexit : L'après 23 juin

UE/R-U Les juges britanniques se prononcent mardi 24 janvier sur la procédure parlementaireLa Cour suprême rendra sa décision sur la nécessité ou non pour le gouvernement de consulter le Parlement avant d’activer l’article 50. En novembre, la Haute Cour de Londres l’avait jugé nécessaire, provoquant la colère des partisans du Brexit.

Dans le hub Brexit : L'après 23 juin

FR/R-U HSBC va déplacer 1 000 emplois de Londres à Paris – Le patron de la banque l’a confirmé dans une interview à Bloomberg. En prévision de la sortie du Royaume-Uni du marché unique, HSBC va délocaliser dans la capitale française une partie de ses activités.

Dans le hub Brexit : L'après 23 juin

politique de cohésion post-2020

UE/FR Les effets du Brexit sur la politique régionale de l’UE – Dans un rapport, l’institut Jacques-Delors envisage plusieurs scénarios possibles sur l’avenir de la politique de cohésion. En cas de baisse générale des dépenses, son budget pourrait être réduit drastiquement. Par ailleurs, une augmentation des contributions entraînerait pour la France un accroissement de sa participation de 360 millions d’euros, tandis que l’Italie verrait sa contribution alourdie de 25 %. Selon les auteurs, les grands contributeurs pourraient ainsi « former une coalition en faveur d’une réduction des dépenses » de la politique régionale de l’UE. Relire notre article sur Contexte.

Les textes

UE Bilan d’étape pour les négociations du TTIP – Les discussions étant bloquées avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier, Washington et Bruxelles ont publié, le 18 janvier, un résumé des trois ans de négociations commerciales. Les deux parties se disent prêtes à supprimer 97 % des tarifs douaniers encore existants. Sur le rapprochement des normes, le document affirme que des progrès ont été enregistrés dans de nombreux domaines, comme dans le fait de « reconnaître les analyses » de mise sur le marché des médicaments. Au total, 15 rounds de négociations ont eu lieu entre juillet 2013 et octobre 2016.

Institutions

ALL Les élections générales allemandes auront lieu le 24 septembre – Les électeurs d’outre-Rhin seront appelés à renouveler le Bundestag. Angela Merkel est candidate à un 4e mandat à la tête du gouvernement, sous les couleurs de la CDU/CSU. Le SPD n’a pas encore désigné son prétendant à la chancellerie.

UE Donald Trump, accélérateur de rapprochement des Européens ? – C’est ce que veut croire une source très haut placée à la Commission européenne. « Cyniquement, Trump est une bonne chose » pour l’UE. Sa vision de l’Europe « va permettre d’unifier l’UE d’accélérer l’Europe de la défense et les autres unions, monétaire et de l’énergie ». « Mais l’isolationnisme américain est une mauvaise chose », ajoute cette source. « Je ne crois pas à une guerre commerciale avec l’UE, que Trump a du mal à identifier, mais avec la Chine. » Quoi qu’il en soit, c’est « un homme imprévisible et sa communication est désastreuse ».

Dans le hub Relance de l'Europe à 27

Les gens

FR La nomination d’une membre du CSA pose problème – Carole Bienaimé Besse, pressentie par Gérard Larcher pour devenir membre du collège du CSA, pourrait ne jamais y entrer. Selon le site Electron libre, une société de production qu’elle a dirigée a été liquidée en laissant de nombreuses dettes, notamment vis-à-vis des auteurs. Sa nomination aurait également suscité des réserves importantes chez les producteurs audiovisuels, explique une source parlementaire. Son audition par la commission de la Culture du Sénat, prévue mercredi 18 janvier à 9h30, a été annulée la veille au soir.

FR Jean-François Mary confirmé comme membre du collège du CSA – Désigné par Claude Bartolone, Jean-François Mary a été confirmé comme membre du CSA par 33 voix pour, 2 contre et une abstention. Conseiller d’État depuis 1995, il était auparavant chef du service de presse de l’Élysée de 1993 à 1995. Il a également été président de la commission classification des œuvres au CNC.

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