Les conseillers, la vie d’après et la HATVP

Les conseillers ministériels qui s’apprêtent à passer dans le privé à l’issue de ce quinquennat vont devoir se plier à un contrôle déontologique renforcé de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Stress, incertitudes sur les critères qui président à la décision, mais aussi in fine meilleure prévention des conflits d’intérêts… Quelles sont les conséquences d’un tel contrôle sur les mobilités entre public et privé ?
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Virginie Riva, Camille Selosse, Hélène Chaligne
16 mai 2022 à 7h45
Départ — Gordon Plant

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Le manque d’expérience des membres de cabinet est régulièrement souligné par des anciens des gouvernements Borne, Castex et Philippe. Les recrutements des conseillers techniques sont aussi plus difficiles, en raison notamment des contrôles de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), mais aussi des incertitudes liées à la fin du quinquennat Macron.

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Trois fois ministre pendant le premier quinquennat Macron, la nouvelle Première ministre, nommée lundi 16 mai, est saluée pour sa capacité de travail et sa gestion fine des dossiers complexes. Jamais élue, elle devra faire preuve de sens politique pour dépasser son image de « techno pure ».

Que sont devenus les ex des cabinets ministériels ?

Depuis le début du quinquennat, 244 conseillers ont quitté les cabinets ministériels. Un chiffre important à mettre en regard de la limitation du nombre de membres par cabinet (dix pour les ministres, huit pour les ministres délégués et cinq pour les secrétaires d’État). Il est aussi à relativiser du fait des nombreux remaniements et ajustements ministériels (déjà neuf), qui ont conduit à des renouvellements fréquents des équipes. Au total, 626 personnes ont été ou sont toujours en poste au service des ministres.