Chasse, tabac, chimie, pharma… : les lobbyistes se détournent des « clients difficiles »

Les secteurs les plus sulfureux traversent une crise de vocation chez les jeunes, qui veulent éviter les cas de conscience et redoutent de se fermer des portes à l’avenir. Mais ceux qui choisissent cette voie, attirés par le « challenge », en prennent leur parti.
Édition Pouvoirs
Diane de Fortanier
02 mars 2023 à 8h00

À lire également

L’influence, nouvel eldorado du lobbying

Les agences d’influence sont de plus en plus nombreuses à intégrer des profils affaires publiques dans leurs équipes et ne jurent plus que par les stratégies « 360 » pour marquer de leur empreinte les décisions publiques. La tendance s’est accélérée depuis la crise sanitaire.

Les lobbyistes se passionnent pour le « pro bono »

Et si les représentants d’intérêts avaient, eux aussi, un cœur ? Le lobbying « pour le bien public », c’est-à-dire à titre gratuit, est de plus en plus répandu dans la profession. Certains représentants d’intérêts le pratiquent depuis un certain temps déjà, mais plusieurs initiatives ont été prises au cours de l’année 2021, de la création d’une antenne française de l’association The Good Lobby à la structuration de pôles ad hoc dans des cabinets installés de la place parisienne.

Tâches ingrates, horaires à rallonge, manque de sens : le blues des lobbyistes juniors

Dans les cabinets parisiens, beaucoup de jeunes professionnels jettent l’éponge, découragés par des débuts difficiles. Certains managers commencent à adapter leurs pratiques pour éviter le turnover.