DSA : une arrivée en France aux airs de faux départ pour le e-commerce

Les régulateurs du règlement sur les services numériques (DSA), dont les pouvoirs sont limités par l’absence de base légale pour leur désignation en France, déminent le terrain auprès des lobbys du secteur. Ces derniers s’inquiètent des nombreux flous qui entourent toujours le texte alors qu’il entre en application le 17 février.
Édition Tech
Jamal El Hassani
15 février 2024 à 8h00 · mis à jour à 16h51
Sports réunis, le départ de sprint d’athlète. — zhengzaishuru/iStock

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Dites bonjour aux coordinateurs nationaux du DSA

Le 17 février 2024 a sonné la fin des vacances pour les autorités responsables des plateformes en Europe. Le règlement sur les services numériques (DSA), avec ses nouvelles responsabilités sur les contenus, s’applique désormais à toutes. Qui dit nouveaux régulés, dit nouveaux régulateurs. Chaque pays doit désigner un coordinateur national (DSC) des autorités compétentes. En France, c’est l’Arcom qui jouera bientôt ce rôle. Contexte publie la liste des 27 membres du nouveau Comité européen des coordinateurs, géré par la Commission. Tous n’ont pas encore été désignés officiellement.

Le DSA à l’épreuve de la méthode Breton

Le commissaire au Marché intérieur se presse de mettre en application le tout récent règlement sur les services numériques (DSA), qui force les très grandes plateformes à mieux modérer les contenus en ligne, avant la fin du mandat. Mais son volontarisme politique pour mettre en œuvre ce texte emblématique se heurte, pour certains, aux réels leviers juridiques de la Commission.

DSA : dix-neuf très grandes plateformes sous pression de la Commission

L’exécutif a officiellement désigné, mardi 25 avril, les (très attendus) dix-neuf premiers services qu’elle supervisera dans les années à venir. Si toutes doivent désormais remédier aux risques qu’elles posent pour la société, Facebook, TikTok et Twitter sont particulièrement dans le collimateur européen.

Les doléances oubliées du DSA (2/3) : le e-commerce et la publicité toujours dans le viseur

Les négociations sur le Digital Services Act ont vu venir, puis repartir, de nombreuses propositions. Contrôles renforcés sur les produits pour les places de marché en ligne, interdiction du ciblage publicitaire… Les prochains mois promettent d’être agités pour le e-commerce et la publicité en ligne. Deuxième volet de notre série sur ces doléances.

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