L’État s’est-il fait « avoir » lorsqu’il a confié les sociétés d’autoroutes au secteur privé, en 2005, puis lorsqu’il a prolongé les concessions ou augmenté les péages par la signature de plans d’investissement au cours de la décennie suivante (2010, 2015, 2017) ? A-t-il permis une situation de « surrentabilité » pour les actionnaires privés au détriment du financement des autres infrastructures ?

Ces questions, qui agitent régulièrement les institutions – Cour des comptes, régulateur, Conseil d’État, Autorité de la…